La Section Professionnelle de l'encadrement s'est réunie le 4 mars 2010.
Nous sommes des cadres de services, de centres ou de division. En parlant de notre quotidien, nous nous sommes rendus compte que la situation, plus générale que nous ne le pensions chacun dans notre coin, est alarmante.
Dans les Caf, la situation est explosive.
Inadéquation taches/moyens/personnel - mise en oeuvre du RSA et maintenant RSA Jeunes, les moyens humains sont insuffisants - heures supplémentaires imposées (en sus du volontariat ...) ouverture le samedi ...
Et malgré cela, des retards de 1 mois à 1 mois ½ sont enregistrés dans nombre d'organismes.
Une fermeture des accueils certains jours de la semaine est organisée pour traiter les dossiers, ce qui entraîne une incompréhension de la part des assurés qui pour la plupart sont déjà dans une situation difficile. On a même pu assister à des agressions physiques. Des droits d'alerte, des droits de retrait sont signalés aux médecins du travail.
Dans la branche maladie, la situation ne vaut pas mieux.
De restructurations en fusions/suppressions d'organismes, donc de postes et d'avenir, de déroulements de carrières pour les jeunes, l'actualité donne le tournis et son corollaire, la nausée. Il nous faut également parler de certaines Ugecam dont la fermeture est d'ores et déjà programmée dans un avenir proche. Quel est aujourd'hui le sort réservé à nos collègues ?
Et que dire des Urssaf, avec en toile de fond les projets de régionalisation de la COG 2010/2013 qui vont impacter dangereusement l'encadrement.
On observe de plus en plus parmi nous une vraie souffrance au travail, un stress permanent, une absence de lisibilité de notre avenir.
Tout en nous enlevant la capacité de décision sur nos secteurs, nos services, on décuple nos responsabilités, le poids de nos objectifs. Combien d'entre nous passent des heures à compiler des statistiques pour les caisses nationales ? Le temps manque à tous et nombre d'entre nous font des heures non payées. Et combien s'entendent dire que s'ils n'y arrivent pas, c'est qu'ils sont nuls ! Tous les organismes nationaux concentrent les pouvoirs de décision vers eux et nous privent de réactivité, de créativité, de maîtrise de notre travail.
Combien de temps pourrons-nous tenir ?
L'heure est plus que jamais à la mobilisation de toutes et tous.
Il faut rompre l'isolement.
Dans ce contexte, le Snfocos demande une entrevue rapide auprès du Président du Comex et de chaque directeur national de branche.
La Lettre de la Michodière vous tiendra régulièrement informés.
Maryse CHAMPION
Secrétaire de la Section Professionnelle de L'Encadrement