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Accueil / Le Snfocos a rencontré le Directeur de la CNAF le 29 mars 2010

Le Snfocos a rencontré le Directeur de la CNAF le 29 mars 2010

La délégation était composée d'Alain POULET - Secrétaire Général, Maryse CHAMPION – Secrétaire de la Section Professionnelle de l'Encadrement, Jean-Pierre GARCIA – Secrétaire National et Bruno GASPARINI – Membre de la Section Professionnelle de l'Encadrement.

Les alertes se multiplient pour réclamer des moyens respectables pour répondre à nos missions de Service Public. Les recours multiples aux heures supplémentaires, les volants récurrents de CDD, les fermetures des sites d'accueil n'y suffisent plus. Le Tsunami des dossiers en souffrance déferle sur les Caf. Les allocataires sont exaspérés et la colère gronde.

Alors s'organisent dans les services de prestations familiales des mises sous tension des personnels pour obtenir tous les jours à nouveau le meilleur rendement de « production ». Dans ce système, les cadres se transforment très vite en garde-chiourme dont les objectifs de résultats sont quotidiennement relancés. Avec toujours moins de moyens, l'encadrement se trouvant également sous pression, isolé et livré par la direction à une impopularité détournée.

Non, l'encadrement n'est pas la variable d'ajustement dans la gestion de la pénurie.

Non, les compressions des dépenses nationales, la marche en avant de la «désétatisation », ne vont pas laisser longtemps muets les Ministères de Tutelle qui maintiennent le non-remplacement des départs car les cadres en ont ras-le bol et ils vont le faire savoir car il n'y a pas de fatalité à l'absence de moyens !

C'est dans le contexte et fort de ces intentions que le SNFOCOS a été reçu par le Directeur de la Cnaf le 29 mars 2010.

Nous avons réaffirmé que :
La réduction des effectifs et l'augmentation de charges supplémentaires non compensées résultant des transferts des compétences de l'État vers la branche famille, est tout simplement une forme de pillage des fonds de la sécurité sociale au profit de l'État décentralisé.

Le bilan de 2009 laisse apparaître que sur les 2.000 départs, la CNAF n'en a compensé que 1.257 alors que, dans le même temps, les CAF ont eu à gérer un accroissent d'activité : + 11% de faits générateurs saisis par les TC, (+76% depuis 2004), + 15% du nombre de visites à l'accueil. Rien d'étonnant à ce que les CAF aient eu recours aux heures supplémentaires, aux CDD et aux rachats des RTT, sauf que le montant de la dépense correspond à 1.429 emplois que l'on aurait du compenser.

1. En 2010, la situation va encore s'aggraver : le moratoire du non remplacement des départs est toujours refusé et les transferts continuent, transformant bientôt les CAF en simples opérateurs d'État, avec la mise en oeuvre de :
la trimestrialisation de l'AAH
le RSA Jeunes
la commission spécialisée de coordination des actions de prévention des expulsions locatives

2. L'encadrement doit prendre en charge la mise en oeuvre et le suivi de nouvelles missions telles que la maîtrise des risques. Une lourde responsabilité qui n'est bien évidemment pas compensée. Là encore, l'encadrement est la variable d'ajustement à moindre coût.

3. L'encadrement subit plus que jamais les conséquences néfastes de la perte des Emplois Repères qui définissaient les fonctions et y faisaient correspondre un niveau de rémunération à respecter.

4. L'encadrement est victime des aménagements manqués de la classification des emplois qui n'ont fait qu'accentuer le tassement hiérarchique. Combien de cadres gagnent moins que les personnels qu'ils encadrent, avec les responsabilités en plus bien sûr ? Que dire, au vu du nombre d'heures de travail inflationniste, du véritable salaire horaire de l'encadrement?

5. Bon nombre de métiers n'ont pas d'évolution -ou très peu- d'un niveau à l'autre (exemple les travailleurs sociaux 5B). De même, la réduction du nombre de postes et la nécessité de reclasser les départs à cause des mutualisations, figent les carrières.

6. les cadres experts n'arrivent plus à faire face à la charge à tenir dans des délais impartis et les cadres manageurs n'ont plus les ressources humaines pour obtenir les résultats dont on les rend responsables, mais pas coupables ...

Nous avons porté les revendications suivantes :

Suspension de la COG,
Remplacement des départs et transformation des dépenses d'heures supplémentaires, CDD et rachat RTT, soit 1.429 embauches,
Compensation de la charge nouvelle : RSA, trimestrialisation AAH, RSA Jeunes, Impayés de Loyer (prérogatives de la solidarité nationale et donc de l'État, qui doit compenser)
Embauches par anticipation puis ajustement après études charges/moyens,
Révision de la classification en intégrant trois volets : revalorisation du point, restauration des emplois repères et hiérarchisation des rémunérations (40 points),
Déroulement de carrière sur 3 nivaux pour un même métier (débutant, confirmé, expert),
Abandon des primes de résultats,
Instauration d'un observatoire départemental des risques psycho-sociaux,
Compensation de la charge supplémentaire gérée par l'encadrement pour tenir la maîtrise de risques.

Bruno Gasparini
Section Professionnelle Encadrement
 
 
SNFOCOS - Secrétariat général - 2 rue de la Michodière - 75002 Paris -
Tél. : + 33 (0)1 47 42 31 23 - Fax : + 33 (0)1 40 07 04 41 - E-mail : snfocos@wanadoo.fr