C'est sur fond du projet SPI (Services Production Informatique) qui spécialise les CTI en centres de compétences et centres de services, de Schéma Directeur Informatique (SDI), de suppression de sites, de réorganisation de la DDSI, de sous-traitance à outrance que la COG 2010-2013 sera mise en application.
Manifestement, sous la pression gouvernementale, la Direction de la CNAMTS a choisi de mener de front ce grand chantier pour répondre aux perspectives de réduction des coûts de fonctionnement de 10%.
Mais à quel prix et par quels moyens ?
Aujourd'hui les informations qui circulent confirment toujours les inquiétudes :
Le SPI est toujours à l'ordre du jour. Le regroupement de sites de production informatique au nombre de 9 à ce jour pour en arriver à 4 ou 2 et en professionnalisant les autres !!! si techniquement la réduction est possible, qui garantirait la réussite des changements de métier et le déroulement des carrières des agents des sites non concernés dorénavant par la production ?
Les sites déconcentrés de la CNAMTS sont en danger de suppression et/ou de regroupement avec de nouvelles missions.
Une restructuration de la DDSI s'appuyant sur une réduction des Directions Opérationnelles sans un vrai schéma organisationnel qui garantit une évolution d'un Système d'Information considéré comme parmi les plus importants en Europe, et sans tenir compte des compétences existantes.
Un recours sans précédent à la sous-traitance dans les années à venir. Hormis les coûts pharamineux de cette sous-traitance, elle a démontré ses côtés néfastes dans la maîtrise, la survie et l'évolution du Système d'Information de l'Assurance Maladie. Les conséquences sont lourdes en terme d'efficience, de perte du savoir faire et de l'adhésion du personnel informaticien aux valeurs de l'entreprise.
Rappelons que cette situation s'applique à tous les centres et services informatiques de toutes les branches.
A titre d'exemple à la CNAMTS : les CSN et le CEN.
Nous sommes face à un employeur qui méprise les IRP et agit dans l'objectif de réduire les effectifs et les budgets. L'absence d'affichage d'une stratégie claire, précise et stable génère un flou préjudiciable à la santé du personnel.
Depuis plusieurs années, les agents du Centre du Support National (CSN) tirent la sonnette d'alarme sur le manque crucial d'effectifs qui entraîne une nette dégradation de la qualité du support (délais de résolution, manque de spécialisation...) et par conséquence la santé physique et morale des collaborateurs.
Rappelons le cahier revendicatif des agents du CSN présenté à la Direction au mois de juin dernier :
Une dizaine de départs récents non remplacés. Embauche d'un agent au CSN de Bordeaux et d'un autre agent au CSN de Troyes,
Embauche d'un agent au CSN de Caen en prévision des futurs départs de certains agents,
Diffusion d'une lettre réseau, expliquant l'absence de réponses satisfaisantes au regard du manque de moyens,
Déroulement des carrières notamment en ne dédiant pas les sites à une mission unique,
Maintien de plusieurs activités sur les sites déconcentrés,
Prise en compte de la souffrance des agents du CSN de Bordeaux via la cellule de souffrance au travail de la CNAMTS.
Au Centre d'Exploitation National (CEN) situé à Valenciennes, malgré la construction d'un centre informatique engagée en 2010 et les promesses faites au personnel, l'employeur change unilatéralement ses décisions. Les structures neuves dédiées à l'hébergement du data center ne seraient pas utilisées. Le centre informatique de Toulouse hébergerait les serveurs. Quel gâchis financier et humain dans une aire de réduction drastique des coûts et d'un soit disant intérêt de l'employeur au regard des risques psycho-sociaux ?
Alors comment répondre à un tel défi. Une et une seule voie se dessine : la mobilisation par les assemblées générales, les manifestations et les grèves.
François NADER Secrétaire de la Section Professionnelle des Informaticiens | Didier VINSON Secrétaire de la Section Snfocos Cnamts |